Le Petit Brocooli

Apr 03

"On a le temps les gars, ne vous inquiétez pas"

"On a le temps les gars, ne vous inquiétez pas"

Mar 20

"How to write good" Fantastic 10 (short) golden rules. #genious

"How to write good" Fantastic 10 (short) golden rules. #genious

“De nos jours, on se jette sur tout ce qui a pu être écrit pour le transformer en film, en dramatique de télévision ou en bande dessinée. Puisque l’essentiel, dans un roman, est ce qu’on ne peut dire que par un roman, dans toute adaptation ne reste que l’inessentiel. Quiconque est assez fou pour écrire encore des romans aujourd’hui doit, s’il veut assurer leur protection, les écrire de telle manière qu’on ne puisse pas les adapter, autrement dit qu’on ne puisse pas les raconter.” — L’immortalité, Kundera, p.351

Mar 18

“You teach kids all the rules of football and you never let them play. This is how we teach them science” — Dean Kamen @ SXSW2014

Mar 16

“I am very pleased that you find joy with the piano. This and carpentry are in my opinion for your age the best pursuits, better even than school. Because those are things which fit a young person such as you very well. Mainly play the things on the piano which please you, even if the teacher does not assign those. That is the way to learn the most, that when you are doing something with such enjoyment that you don’t notice that the time passes. I am sometimes so wrapped up in my work that I forget about the noon meal…” — Albert Einstein to his 11-year-old son Hans Albert (in Posterity: Letters of Great Americans to Their Children, by Dorie McCullough Lawso)

Mar 14

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Mar 02

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“Sa silhouette était légère et vive ; la bouche si éclatante, qu’il semblait que le Créateur, ayant pris dans sa main du carmin chaud, avait saisi la partie inférieure de son visage dans sa paume.” — Vladimir Nabokov - Un Coup d’aile

“Je le savais : tu avais besoin de sentiments simples, de paroles simples. Tu te taisais avec légèreté et insouciance, comme se taisent les nuages, les plantes. Tout silence contient l’hypothèse d’un secret. À beaucoup tu semblais secrète.” — Vladimir Nabokov, Bruits

Mar 01

“Il fallut claquer la fenêtre : la pluie, en frappant le rebord, éclaboussait le parquet, les fauteuils. D’immenses spectres d’argent surgissaient en glissant dans un bruissement frais, à travers le jardin et les feuillages, sur le sable orangé. La gouttière grondait et gargouillait. Tu jouais du Bach. Le piano avait soulevé son couvercle laqué, sous le couvercle il y avait une lyre posée à plat, les marteaux frappaient les cordes. […]
Après avoir délaissé les albums qui étaient sur la table telles des tombes de velours, je te regardai, j’écoutai la fugue, la pluie et un sentiment de fraîcheur monta en moi, comme la senteur des oeillets mouillés émanant de toutes parts, des étagères, du couvercle, du piano, des pendeloques oblongues du lustre.
C’était une sensation d’un équilibre exaltant : je percevais le lien musical entre les spectres d’argent de la pluie et tes épaules baissées qui tressaillaient lorsque tu enfonçais tes doigts dans le miroitement mouvant. Et, quand je plongeai en moi-même, le monde entier me sembla achevé, cohérent, relié par les lois de l’harmonie. Moi, toi, les oeillets étaient à cet instant des accords sur les portées. Je compris que tout dans le monde est un jeu de particules semblables constituant de multiples consonances : les arbres, l’eau, toi…” — Bruits, Vladimir Nabokov