Le Petit Brocooli

Apr 21

“Ce miracle ne dénoua pas le drame, il l’effaça, tout
simplement, comme la lumière, l’ombre. Aucun drame n’avait plus
eu lieu. Ce miracle ne modifia rien qui fût visible. La mauvaise
lampe à pétrole, une table aux papiers épars, les hommes adossés
au mur, la couleur des objets, l’odeur, tout persista. Mais toute
chose fut transformée dans sa substance même. Ce sourire me
délivrait. C’était un signe aussi définitif, aussi évident dans ses
conséquences prochaines, aussi irréversible que l’apparition du
soleil. Il ouvrait une ère neuve. Rien n’avait changé, tout était
changé. La table aux papiers épars devenait vivante. La lampe à
pétrole devenait vivante. Les murs étaient vivants. L’ennui suinté
par les objets morts de cette cave s’allégeait par enchantement.
C’était comme si un sang invisible eût recommencé de circuler,
renouant toutes choses dans un même corps, et leur restituant une
signification.” — Saint Exupery, Lettre à un otage 
(http://wqref.free.fr/Wqref/livres/Saint-Exup%E9ry,%20Antoine/St-Exupery%20-%20Lettre%20A%20Un%20Otage.pdf

« Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un bout de vie, je profiterais de ce temps le plus que je pourrais. Il est fort probable que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais en définitive tout ce que je dis. J’accorderais de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, j’entends que pour chaque minute dont nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière.

Je marcherais quand les autres se détendent, je me réveillerais quand les autres dorment. J’écouterais lorsque les autres parlent et… combien je savourerais une bonne glace au chocolat.

Si Dieu me faisait présent d’un bout de vie, je me vêtirais simplement, m’étalerais à plat ventre au soleil, en laissant non seulement mon corps à découvert, mais aussi mon âme.

Bon Dieu, si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et attendrais que le soleil se lève. Dans un rêve de Van Gogh, je peindrais sur les étoiles un poème de Benedetti et une chanson de Serrat serait la sérénade que je dédierais à la lune. J’arroserais de mes larmes les roses, afin de sentir la douleur de leurs épines et le baiser de leurs pétales.

Bon Dieu, si j’avais un bout de vie… Je ne laisserais pas un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime, que je les aime. Je persuaderais toute femme ou homme qu’ils sont mes préférés et vivrais amoureux de l’amour. Aux hommes, je prouverais combien ils sont dans l’erreur de penser qu’ils ne tombent plus amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent en ne tombant plus amoureux. Aux anciens, j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.

J’ai appris tellement de choses de vous autres, les humains… J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a le droit de regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.

Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois où je te vois dormir, je t’embrasserais si fort et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je dirais « je t’aime » et je ne présumerais pas, bêtement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais. Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.

Aujourd’hui est peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Alors n’attends plus, fais-le aujourd’hui, car si demain n’arrive guère, sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, une étreinte, un baiser et que tu étais très occupé pour leur accorder un dernier vœu.

Maintiens ceux que tu aimes près de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aimes-les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort ».

” — Lettre d’adieu de Gabriel Garcia Marquez à ses amis

“A growing literature in the psychology of perception has demonstrated that, when it comes to certain difficult visual tasks — exercises where subjects are asked to locate a target shape in the midst of a large array—simply relaxing and letting the answer “pop out” works much better than actively trying. Similarly, when one is stymied by a problem, simply leaving it alone and doing something else is often the best way to solve it. Doing nothing allows your unconscious to take over, and, as we’ve seen, the unconscious is often better at solving certain types of particularly complex problems.” — Trying Not to Try, Jerome Bruner

Apr 13

[video]

“Dans les entreprises de 10 à 19 salariés, le taux d’accès à la formation est en moyenne de 15,5 % alors qu’il est de 51,6 % dans les entreprises de 500 salariés et plus” —

Le marché du travail : face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques, janvier 2013.

http://www.ccomptes.fr/content/download/52361/1405122/version/1/file/20130122_rapport_thematique_marche_du_travail..pdf

“J’ai été très longtemps keynésien mais, face aux faits, j’ai dû modifier sur ce point mon opinion : une politique de la demande en France se traduirait par une montée extrêmement forte des importations, puisque l’élasticité des importations par rapport à la demande intérieure est actuellement de 1.4 sur moyenne période et de 1.6 à court terme. C’est à dire qu’une croissance de 1% de la demande intérieure se traduit par une croissance de 1.6% des importations.” — Louis Gallois à l’Institut Diderot, nov 2012

Apr 03

"On a le temps les gars, ne vous inquiétez pas"

"On a le temps les gars, ne vous inquiétez pas"

Mar 20

"How to write good" Fantastic 10 (short) golden rules. #genious

"How to write good" Fantastic 10 (short) golden rules. #genious

“De nos jours, on se jette sur tout ce qui a pu être écrit pour le transformer en film, en dramatique de télévision ou en bande dessinée. Puisque l’essentiel, dans un roman, est ce qu’on ne peut dire que par un roman, dans toute adaptation ne reste que l’inessentiel. Quiconque est assez fou pour écrire encore des romans aujourd’hui doit, s’il veut assurer leur protection, les écrire de telle manière qu’on ne puisse pas les adapter, autrement dit qu’on ne puisse pas les raconter.” — L’immortalité, Kundera, p.351

Mar 18

“You teach kids all the rules of football and you never let them play. This is how we teach them science” — Dean Kamen @ SXSW2014